Les travaux avancent... lentement



Pose de la 1ere pierre

 



Début du chantier
Quarante jours furent nécessaires pour dégager l'emplacement des futures fondations. Deux sources furent mises à jour, ce qui compliqua singulièrement les travaux. Mais par la suite, elles nous procurèrent l'eau courante à la cuisine de ce chalet.

Pendant ce temps, la première construction avait démarré. Les tranchées des fondations furent creusées en deux jours, le coulage du béton nous prit du temps, car nous fûmes obligés de ramasser à la main, les deux cents brouettes des graviers nécessaires. Les fondations furent achevées entre le 18 et le 24 juillet.

En attendant l'arrivée problématique des maçons, nos efforts se portèrent sur la ruine et le transport du sable. Le sable était pris dans le Buech, près de la Roche des Arnaud à 30 kilomètres du Dévoluy. Un camp volant de 10 hommes pris dans les divers groupes en assurait ramassage et tamisage. La malchance pour nous avait voulu qu'un pont situé à 800 mètres de nos chantiers soit trop faible pour supporter le poids du camion Saurer qui assurait le transport. Aussi, est ce grâce à un tombereau emprunté et deux de nos mulets que nous amenèrent à pied d'oeuvre, nos 70 m3 de sable !

Le 28 juillet la maçonnerie débuta avec un seul maçon. Nous comprimes que le travail serait long, mais nous eûmes la bonne fortune de recevoir un ouvrier très consciencieux. Profitant de longues journées de beau temps, il consentit à effectuer des journées de 12 heures. Toutefois le travail n'avançait que lentement, car en dépit de leur bonne volonté, les aides étaient par trop novices. Pendant plus d'un mois pour compenser le manque de maçons, les journées de travail furent presque toutes de 12 heures, travail très pénible par les fortes chaleurs d'août. Peu à peu les murs commencèrent à monter, le 18 août nos premiers échafaudages furent dressés, la forêt voisine fournissant le bois !

Notre futur logement

Le 26 août, un maçon du pays consentit à venir travailler chez nous. La présence d'un second maçon hâta la fin des travaux de maçonnerie du premier chalet, qui fut prête le 4 septembre pour le montage de la COCABA destinée à constituer le premier étage du chalet. Dès le 5, les deux maçons démarrèrent le deuxième chalet. Ses fondations étaient terminées depuis le 2 août, mais faute de maçons le chantier était stoppé. Nos travaux ont été terriblement freinés par le manque d'ouvriers qualifiés.
Les JM au travail


Ce n'est qu'à partir du 22 septembre qu'un troisième maçon viendra de temps en temps faire des journées, mais cela ne compensera jamais les belles journées perdues, faute de main d'oeuvre spécialisée.

Dès le 5 septembre, nous avions pu nous lancer dans un travail facile et intéressant réalisé par nous-mêmes : le chevronnage du premier chalet et le montage de la COCABA. Cela rappelait un jeu de construction, en quelque jours toute l'ossature fut montée, au grand ébahissement des gens du pays.

Le 15, les pignons étaient en place et le 18 nous achevions la toiture. C'est alors que débuta la menuiserie, des volontaires se spécialisèrent dans l'ajustage des planchers et des plafonds, après une petite formation sur le tas.

Parallèlement le second chalet s'éleva vite ; début octobre la maçonnerie en était achevée. malheureusement les matériaux arrivèrent trop lentement... Nous perdîmes un temps précieux à attendre une poutre maîtresse qui nous empêchait d'achever le solivage. Elle arriva finalement de justesse pour nous permettre le montage de la COCABA avant le grand mauvais temps. Mais là encore nous n'avons pas pu rattraper le temps perdu.

A partir du 24 octobre, le froid fit son apparition, le thermomètre oscilla entre -10° et -15°, la maçonnerie gelait et la vie était de plus en plus pénible sous les tentes couvertes de neige. On y faisait un peu de feu, mais cela n'empêchait pas l'humidité, et deux nuits de suite les volontaires ne purent dormir. La grippe fit son apparition et c'était vexant de voir ces deux chalets si proches et encore inhabitables faute de carreaux et de portes. Nous n'aurons tout cela que le 8 novembre, et un redoux nous permettra alors de clore nos constructions.

La barraque ADRIAN finie, notre 1er logement

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