AUTOMNE 1940 - l'avant J.M.

Vu par un jeune sous-lieutenant confronté à la difficile situation du moment.

1er septembre 1940: éclatement de la promotion 1939 de l'Ecole de l'Air, regroupée à Salon après son passage à Collioure (moins ceux qui avaient réussi à s'éclipser pendant la débâcle): la plus grande partie partent en permission renouvelable en attendant une affectation dans les diverses bases maintenues ou dans des organismes les plus divers.
Personnellement avec une douzaine de camarades originaires de la zone occupée, je me retrouve sur la base désaffectée d'Orange Plan-de-Dieu, au milieu des vignes, pour encadrer quelques centaines de militaires de l'Armée de l'Air (5 ou 600, on n'a jamais su combien exactement) plus ou moins démobilisables ou engagés issus des diverses écoles de pilotes ou de mécaniciens, et dont le commandement ne savait trop que faire dans la désorganisation la plus totale.

Il faut tout improviser : hébergement, ravitaillement, emploi du temps : on fait ce qu'on peut sous la direction d'un lieutenant de réserve qui doit se débattre pour faire face.
Heureusement, en cette période difficile, l'intendance Militaire fonctionne... et fonctionnera toujours.

Puis en fin septembre : ordre de départ. Un train spécial (!) amène en 2 jours, ce qui n'a rien d'étonnant à l'époque, d'Orange à Aix-les-Bains, 200 ou 300 militaires toujours encadrés par des Sous-Lieutenants.

[ Accueil JM ]
[ Page Préc.]
[ Page Suiv.]